Découvrir le loisir philatélique

Le loisir philatélique à la loupe

Histoire du timbre

Cyrus, roi de Perse, installe des relais de chevaux sur les routes de son empire vers 500 av JC.

En Chine, il existe une organisation semblable.

L’Empereur Auguste instaure la course publique, vaste réseau de relais permanent qui permet d’acheminer des messages par des courriers.

Au XVIIème siècle, naît la Poste aux lettres. Les courriers, personnes qui transportent ces lettres, doivent parcourir tout le trajet et louer de nouveaux chevaux à des cultivateurs à chaque relais.  LA distance entre deux relais est de 7 lieues soit 28 km. Le tarif est alors payé par le destinataire.

A la Révolution, apparaît la malle-poste dans laquelle les voyageurs prennent place à côté du courrier.

Au milieu du XIXème siècle le chemin de fer est inventé. C’est alors la patache, véhicule à cheval à 4 roues, qui achemine courriers et voyageurs.  L’expression « mener une vie de patachon vient de cette époque.

Création du timbre

L’histoire raconte  qu’une demoiselle anglaise refusait les missives de son fiancé après les avoir observées attentivement. Elle prenait connaissance du contenu codé sur l’enveloppe, d’un simple coup d’œil.

La supercherie fut découverte.
En 1840, Rowland Hill, professeur de mathématiques puis Directeur de l’administration postale britannique, décida de faire payer l’expéditeur des courriers. C’est ainsi que naquit le timbre-poste anglais.

Le premier timbre français est créé en 1849 et prend les traits de Cérès, déesse de l’agriculture et de la fertilité, symbole de la République et allégorie de la liberté.

Seule La Poste est autorisée à émettre des timbres. Une commission philatélique, composée de membres de l’Etat, de représentants du monde philatélique, de La Poste, et des artistes, fait un choix parmi 1 500 demandes annuelles. Seules 50 à 60 seront retenues et donneront lieu à des timbres, inscrits au programme philatélique.

Différentes techniques sont employées pour fabriquer un timbre : gravure en taille-douce / héliogravure / offset

Gravure en taille-douce : l’artiste grave le dessin en creux et à l’envers sur un bloc d’acier doux. Ce poinçon original est transféré sur le cylindre d’impression encré par des rouleaux alimentés d’encres différentes. Cette technique est apparue au XVème siècle à Venise.

Héliogravure : le toucher est lisse, l’aspect brillant. A la loupe, les parties unies du timbre montrent des points de couleur sans points blancs.

Offset : toucher lisse, grande délicatesse des couleurs, révèle à la loupe des points blancs entrecoupant les points de couleur dans les parties unies.

Son usage et sa distribution

Le timbre a pour fonction d’affranchir les courriers afin d’assurer l’envoi des courriers de son expéditeur à son destinataire.

Chaque année : 600 millions de beaux timbres produits / 400 tonnes d’encre / 3,5 milliards de timbres émis.